Les nouveautés du mois d’avril

quelque chose est né.

Avril 2026 — Valérie, artisane confiseur-chocolatier

Cinq mois sans nouvelles. Pas parce qu’il ne se passait rien — mais parce qu’il se passait trop de choses pour les raconter au fil de l’eau. Ce mois d’avril, je vous dis tout.

Cinq mois en coulisses — ce que vous ne saviez pas

La dernière fois que je vous ai écrit, c’était en novembre. Depuis, il y a eu l’hiver, le Salon International de l’Agriculture en février — auquel j’étais présente tous les jours, seule — et un projet qui a pris forme, brique par brique, dans les marges de mes journées de marché.

Un projet que certains d’entre vous connaissent déjà sous le nom de Les Carnets Gourmands. Un projet que je porte depuis mon jardin de La Réunion, entre les cannes à sucre et l’océan Indien.

« Lorsque je suis au milieu de mon jardin, perdu dans l’océan Indien, j’ai toujours beaucoup d’émotion en me disant que je vais faire découvrir des trésors ensoleillés dans l’hexagone. À chaque recette, c’est un bout de mon cœur que je donne. »

Ces mois de travail ont été intenses. Une main opérée — oui, au milieu du lancement. Des doutes — bien sûr. Mais aussi des moments de certitude absolue : ce que je construis a du sens, et il y a des personnes pour qui ça compte vraiment.


La Capsule Galabé — elle est là.

Ce que je vous annonce aujourd’hui, c’est le lancement officiel de la première capsule audio des Carnets Gourmands.

Qu’est-ce que c’est ? 18 minutes guidées par ma voix pour vivre une dégustation de galabé — la confiserie artisanale de La Réunion que je fabrique à la main depuis des années — d’une façon que vous n’avez probablement jamais vécue.

Pas une recette. Pas un cours. Une expérience sensorielle : on touche avant de goûter, on sent avant d’avaler, on cherche l’image et la couleur cachées dans chaque bouchée. Et à la fin, on écrit. On fixe le moment. On crée une Trace du jour dans ce qui deviendra votre Carnet Gourmand.

Ce que les neurosciences disent de cette expérience

L’odorat est le seul sens qui atteint directement les deux zones du cerveau responsables des émotions et de la mémoire — sans filtre, sans délai. C’est pour ça qu’une odeur peut vous ramener 40 ans en arrière en une fraction de seconde. C’est pour ça que je fais sentir le galabé avant de le faire goûter. Et c’est pour ça que ça laisse une trace.

Quand plusieurs sens sont activés en même temps — le toucher, l’odorat, le goût — et qu’on nomme ce qu’on ressent à voix haute, le souvenir s’ancre beaucoup plus profondément. Les scientifiques appellent ça l’encodage multimodal. Moi j’appelle ça : un souvenir qui dure.

Je vis l’expérience →

27 € — accès immédiat après paiement — satisfait ou remboursé 14 jours

Important : cette capsule guide une dégustation de galabé — qui n’est pas inclus dans l’offre digitale. Si vous n’en avez pas encore, vous pouvez en commander sur lacailleblanche.com (frais de colisage : 15 € pour toute commande inférieure à 100 €), ou me retrouver à l’atelier-comptoir (Paris 15e) et sur les marchés.

Ils l’ont vécu avant vous — voici ce qu’ils ont ressenti

Avant le lancement officiel, treize personnes ont testé la capsule en avant-première. Des clients fidèles, des curieux, des gens qui connaissaient déjà le galabé — et des gens qui n’avaient jamais mis les pieds à La Réunion. Voici ce qu’ils m’ont écrit.

« Toute une richesse de sensations m’envahit. Je sens les effluves de canne à sucre apportés par un vent chaud, j’éprouve le souffle brûlant du volcan et la minéralité des cendres refroidies. Si ce goût était une couleur, ce serait une couleur chaude, de bois clair, de soleil couchant. »
Geneviève — cliente fidèle
« Je n’ai jamais mis les pieds à La Réunion, mais j’avais vraiment l’impression d’y être. Cette façon de goûter l’aliment, ce n’est pas une chose que l’on fait quotidiennement — ce qui fait que c’est très intéressant. »
Alizé — expérience en solo
« L’expérience s’est installée doucement, comme une pause hors du temps. Ce n’était plus un geste automatique, mais une vraie exploration, attentive et presque curieuse. »
Maléna — expérience en duo
« L’odeur des mangues bien mûres, le coucher de soleil dans l’Océan… Si ce goût était une couleur, ce serait or. Un mot pour décrire ce moment : addictif. »
Patricia — expérience en solo

Ce qui me touche dans ces retours, c’est qu’aucun n’a été sollicité ni guidé. Ce sont les mots que des personnes réelles ont choisi spontanément pour décrire ce qu’elles avaient vécu. Ça, ça ne s’invente pas.


Pour qui est cette capsule ?

Cette expérience est faite pour vous si…

Vous voulez créer un souvenir durable avec quelqu’un que vous aimez — enfant, conjoint, ami, parent — sans avoir besoin de préparer quoi que ce soit.

Vous êtes curieux des saveurs du monde et vous aimez les expériences qui sortent de l’ordinaire.

Ou tout simplement : vous voulez vous offrir 20 minutes de présence, loin du téléphone et du bruit.

Cette capsule se vit seul, en couple, en famille — ou avec n’importe quelle personne à qui vous tenez. Il n’y a pas de bonne configuration. Il y a juste : être là.

Découvrir la Capsule Galabé →

27 € — audio 18 min + fiche PDF « Trace du jour » — accès illimité


Où me retrouver en avril et mai

Atelier-comptoir — Paris 15e

L’atelier est ouvert pour vos commandes et passages. C’est également là que vous pouvez découvrir et goûter le galabé avant de commander la capsule.

  • Marchés et salons — consultez l’agenda sur lacailleblanche.com
  • Commandes en ligne — galabé, velours de canne et confiseries réunionnaises disponibles avec livraison à domicile

Et après la Capsule Galabé ?

Les Carnets Gourmands, c’est un écosystème en construction. La Capsule Galabé est la première brique. Elle sera suivie d’une capsule Toucher — autour des bonbons à la rouroute — puis d’une capsule Odorat, d’une capsule Ouïe, d’une capsule Vue.

Cinq sens. Cinq portes vers la mémoire. Et à terme : un parcours complet de 8 semaines pour construire, semaine après semaine, des rituels de transmission qui durent.

Si vous voulez être parmi les premiers informés des prochaines étapes — y compris la sortie du kit physique (galabé + velours de canne + capsule) prévue en mai — inscrivez-vous à la liste.

« Parce qu’un moment vécu… devient un héritage. »

« Merci d’être là depuis le début. Ça compte plus que vous ne l’imaginez. »

Valérie — La Caille Blanche
lacailleblanche.com — Paris 15e

Nouveautés du mois de Novembre

Octobre : retour, reprise & jalons posés

De retour en métropole le 2 octobre, j’ai rouvert l’atelier-comptoir du 15ᵉ le 7 octobre (16 rue André Theuriet, Paris 15ᵉ). Entre deux fournées et le chocolat qui reprend ses quartiers d’automne, je me suis remise à fond sur mon projet numérique. J’apprends de nouveaux outils (pas toujours mon terrain naturel !), mais c’est aussi une aventure que de sortir de sa zone de confort pour faire grandir ses compétences.

SIA 2026 : candidature acceptée

Grande nouvelle d’octobre : ma candidature au Salon International de l’Agriculture 2026 a été acceptée ! J’aurai la joie d’être à nouveau exposante au Village Réunion. J’y mettrai à l’honneur mon travail autour de la canne à sucre, en cohérence avec l’expérience sensorielle que je construis dans le cadre du projet numérique.

Semaine du Goût : « le sucre du soleil »

Début octobre, j’ai participé à une nouvelle édition de la Semaine du Goût avec des enfants de maternelle. Ils ont baptisé le galabé « le sucre du soleil ». J’ai enregistré quelques-unes de leurs exclamations pendant la dégustation : « hum, c’est bon », « on dirait du gâteau », « oh, la jolie couleur ». Des moments simples, vrais, qui rappellent pourquoi la transmission sensorielle compte autant pour moi.

Atelier d’inclusion : goût & écoute à l’atelier

J’ai également animé un atelier sensoriel (goût & écoute) à l’atelier, avec une équipe qui souhaitait accueillir de nouveaux collègues et souder le groupe. Un beau moment de partage, ponctué d’un voyage express à La Réunion grâce à la découverte du galabé et des velours de canne.

Novembre : ce qui arrive

Première présentation du projet numérique

Si tout se passe comme prévu, je vous proposerai une première présentation de mon projet numérique le jeudi 13 novembre à 20 h. L’objectif : vous faire découvrir la mémoire sensorielle comme héritage et cette « randonnée gourmande » à travers mon jardin. Restez à l’écoute ici et sur Instagram pour les détails pratiques.

Agenda des marchés de créateurs & marchés de Noël

Novembre

  • Samedi 15/11 — Vente privée, quartier Montparnasse (Paris).
  • Samedi 22/11 & Dimanche 23/11 — Vente au profit de la Croix-Rouge, SEL de la ville de Sèvres (92).
  • Samedi 29/11 & Dimanche 30/11Marché de Noël de Mareuil-lès-Meaux.

Décembre

  • Samedi 06/12 & Dimanche 07/12Marché des créateurs de Malakoff.
  • Mardi 09/12 & Mercredi 10/12 — Vente entreprise : SAFRAN (Magny-les-Hameaux).
  • Mardi 16/12 — Vente entreprise : Télécom Paris (plateau de Saclay).
  • Vendredi 19/12 • Samedi 20/12 • Dimanche 21/12Marché de Noël de Sannois.

Et bien sûr, entre deux dates, l’atelier-comptoir du 15ᵉ vous accueille avec plaisir (16 rue André Theuriet, Paris).

Une surprise pour l’Avent…

Je prépare une belle nouveauté pour l’Avent. Chut… c’est encore une surprise (et ce sera aussi la mienne si j’arrive à la faire à temps ).

Nouveautés du mois d’octobre

Un mois de septembre sous le signe de la production

Septembre a été marqué par un travail intense : pas moins de 1,1 tonne de cannes récoltées et transformées. Plusieurs variétés issues de mon jardin créole ont été mises à l’honneur : Mapou, Bonbon, Cristal, Batavia, Rose. Chacune apporte sa singularité et enrichit les déclinaisons de galabé et de velours de canne que je vous propose.

Cette année, j’ai eu la chance d’avoir suffisamment de vanille du jardin pour en incorporer dans certaines recettes. Pour les velours curcuma et gingembre, les racines proviennent également du jardin — un véritable concentré parfumé de mon jardin créole. Je me suis même essayée à des nouveautés : un tendrement piquant galabé au gingembre et un biscuit sablé au galabé. Je compte bien vous les faire découvrir à mon retour en métropole.

Des rencontres et des projets qui avancent

Dégustation du lundi 22 septembre au jardin créole du Lambert

Le lundi 22 septembre, j’ai eu le plaisir d’accueillir le chef Vincent Lagrange et son épouse Virginie pour une dégustation de mes différents galabés et velours de canne, au cœur de mon jardin créole du Lambert. Ce moment a été un beau moment de partage : découverte des nuances issues des variétés de canne et de la vanille du jardin, échange autour du travail artisanal et des récoltes de la saison.

La rencontre s’est prolongée par un post élogieux sur la subtilité de ces productions traditionnelles, soulignant l’équilibre des textures, la finesse des parfums et le respect du geste. Ces retours me touchent et m’encouragent à poursuivre ce chemin de transmission sensorielle qui est au cœur de mon projet.

Partenariat avec l’épicerie La Kaz à Kam (Étang-Salé)

Autre événement significatif de septembre : la rencontre avec l’épicerie La Kaz à Kam, à l’Étang-Salé. Leur adresse : 139, avenue Raymond Barre, 97427 Étang-Salé.

L’équipe de La Kaz à Kam vous recevra avec plaisir, dans sa belle boutique où chaque produit est sourcé avec le plus grand soin. Vous y découvrirez donc un concentré de l’artisanat réunionnais gourmet. Pour ce lancement de partenariat, La Kaz à Kam a choisi de présenter deux références emblématiques : Galabé Canne Mapou et Galabé Vanille. Je suis particulièrement heureuse que mon galabé soit désormais disponible officiellement dans ma ville de production.

Candidature SIA : étape décisive

Le dossier de candidature pour le Salon International de l’Agriculture suit son cours. La réunion avec le Département de La Réunion a eu lieu le vendredi 26 septembre. J’attends désormais le retour sur l’acceptation officielle (ou non) de cette candidature — j’ai bon espoir.

Retour à Paris et nouvelles perspectives

Le 1er octobre marque mon retour en métropole. L’atelier-comptoir du 15ᵉ, situé au 16 rue André Theuriet, rouvre après la pause liée à la production sous les tropiques. Je vais me consacrer à ce que je ne pouvais pas faire à La Réunion : le travail du chocolat, indispensable pour préparer la rentrée gourmande.

Le projet des Carnets Gourmands suit son cours. J’ai trouvé une orientation qui me plaît : présenter la mémoire sensorielle comme héritage, un passage de témoin entre générations, sous la forme d’une randonnée gourmande dans mon jardin. C’est passionnant… et plus long que prévu ! Ne pas confondre vitesse et précipitation : en période de production de galabé et de velours, j’ai choisi d’être particulièrement concentrée et attentive pour faire, comme toujours, les meilleurs produits.

Et après ?

Avec l’automne, le calendrier des marchés de créateurs va se préciser. Les marchés de Noël arrivent : vous saurez bientôt sur quels événements je serai présente — pour retrouver un peu de soleil de La Réunion en plein hiver parisien. Et si l’envie vous prend avant, je vous accueillerai avec joie à l’atelier-comptoir du 15ᵉ.

Nouveautés du mois de septembre

Un mois d’août inspirant à La Réunion

Après un mois d’août placé sous le signe des vacances, j’ai eu le bonheur de me ressourcer dans mon jardin créole à La Réunion. Ce lieu, qui m’est si cher, est une source inépuisable d’inspiration pour le projet des Carnets Gourmands.

J’y ai travaillé sur un nouvel axe : la transmission sensorielle. Comment inviter chacun à plonger au cœur de ce jardin et à en ressentir toutes les vibrations ?

En août, c’est le toucher qui a guidé mes recherches, avec un moment fort : la récolte du maranta arundinacea, une plante aux racines fascinantes. J’ai ainsi commencé à imaginer une capsule sensorielle spécifique, qui trouvera bientôt sa place dans le parcours global des Carnets Gourmands.

Septembre : entre formalisation et travail de la canne

Ce mois de septembre s’annonce comme un temps de construction. Après les explorations de l’été, vient le moment de formaliser, de mettre en ordre et de bâtir.

En parallèle, je poursuis le travail autour de la canne à sucre, fil conducteur de mon métier et de mon engagement artisanal.

Un autre temps fort m’accompagne : l’attente des résultats concernant mon inscription au Salon International de l’Agriculture. Savoir si mon dossier sera retenu est une étape importante, et je partagerai avec vous les nouvelles dès que je les aurai.

Et après ?

La fin du mois marquera aussi le temps du retour : Paris m’attend, sans doute entre fin septembre et début octobre, pour retrouver l’atelier et continuer le fil de mes projets.

En conclusion

Ce mois de septembre sera donc un pont entre l’inspiration réunionnaise et la formalisation concrète à Paris. J’ai hâte de vous en dévoiler davantage, et de continuer à partager avec vous ces petits morceaux de vie, où se mêlent mémoire sensorielle et travail artisanal.

Galabé, épisode II

Galabé – Pourquoi ce sucre artisanal est incomparable

Lorsque je parle du Galabé avec des Réunionnais, il m’arrive d’entendre :

  • « Ah oui, le sucre fait à partir du sirop la cuite »
  • Ou pire : « à partir de la mélasse ? »

Clarifions les choses.


Ce que sont vraiment le sirop la cuite et la mélasse

Ces deux produits proviennent du processus industriel de fabrication du sucre :

  • Le sirop la cuite est le premier sirop, riche en sucre, mais déjà filtré à la chaux.
  • La mélasse est un résidu, pauvre en sucre, utilisé notamment pour produire du rhum industriel.

Dans les deux cas, ces sirops sont issus de jus de canne traités pour faciliter la cristallisation : filtration, purification, ensemencement… Ce sont des sous-produits du sucre raffiné.


Comment fonctionne l’industrie sucrière

Que ce soit pour du sucre de canne ou de betterave, blanc ou roux, les étapes industrielles sont identiques :

  1. Récolte et broyage massif de la matière première (souvent non lavée)
  2. Filtration à la chaux
  3. Ajout de cristaux de saccharose pour ensemencement
  4. Cristallisation en cuve, puis séparation et séchage

Résultat : un sucre neutre, désaromatisé, sans singularité. Un sucre standard.

Le sucre blanc de betterave et le sucre blanc de canne deviennent indiscernables à la dégustation : on ne perçoit plus que le goût sucré.


Et le Galabé alors ?

Le Galabé, lui, suit un tout autre chemin :

  • Les cannes sont cueillies à maturité
  • Je les lave, les brosse, puis les presse soigneusement
  • Le jus obtenu est mis en cuisson lente, sans aucun additif

Aucune filtration à la chaux. Aucun ajout de sucre raffiné.
Le jus conserve toute sa richesse aromatique.

Ce que vous obtenez, c’est un sucre brut, complet, vivant, dont la robe brun profond cache une véritable explosion de saveurs.


Galabé vs sucre industriel : le comparatif éclairant

Galabé artisanal Sucre industriel
Jus de canne frais, lavé manuellement Jus broyé en masse, non lavé
Cuisson artisanale lente Filtration chimique et standardisation
Produit unique, riche en arômes Produit neutre, sans personnalité

Le Galabé est au sucre blanc ce que le rhum agricole est au rhum industriel : un produit d’origine, respectueux de la plante et de sa mémoire aromatique.


Pourquoi le Galabé vous surprendra toujours

Ce sucre n’est pas un ingrédient anodin. C’est un véritable concentré d’émotions et de sensorialité.

Il réveille des souvenirs d’enfance, sublime une infusion ou un yaourt, se croque comme une friandise.

Il offre une vraie richesse de goût, sans artifice. Et nous rappelle que moins n’est pas toujours plus


Vous souhaitez découvrir le vrai goût du sucre ?

Commandez notre Galabé réunionnais artisanal en cliquant ici et (re)découvrez ce que signifie vraiment le mot « sucré ».

Galabé, épisode I

Galabé – Un sucre réunionnais d’exception, brut et parfumé

Sur les salons ou les marchés de producteurs, je prends un plaisir tout particulier à vous faire découvrir un trésor de la canne à sucre : le Galabé.

Ce sucre artisanal brut est issu des cannes anciennes que je cultive dans mon propre jardin, situé dans les Hauts de l’Étang Salé, au cœur du Lambert, à La Réunion. Parmi elles, la canne Bonbon, la Mapou ou la Tamarin – des variétés oubliées, plus fragiles, mais infiniment parfumées.

Je délaisse volontairement les variétés industrielles, créées pour la performance, pour préserver ce que j’appelle crânement une « haute couture de notre tradition sucrière réunionnaise ».


Le sucre brut de canne dans le monde : chaque pays a sa version

À travers le monde, les pays producteurs de canne ont développé leurs propres versions de sucres bruts non raffinés :

  • Jaggery ou gur en Asie du Sud
  • Rapadura, panela, piloncillo ou chancaca en Amérique latine

Le terme rapadura est d’origine brésilienne mais connu en Europe via une marque allemande. À La Réunion, c’est le Galabé qui porte fièrement cette tradition.


Comment est fait le Galabé ?

Le Galabé est un sucre de canne complet, brut et non raffiné. Il est obtenu par simple évaporation de l’eau contenue dans le jus de canne fraîchement pressé.

Mais attention : comme pour le rougail saucisse, chaque famille a sa recette ! Le résultat varie selon :

  • La variété de canne (comme entre une pomme golden et une granny smith)
  • Le terroir (Hauts de l’île vs. littoral)
  • Le geste de l’artisan cuiseur/confiseur

Des arômes puissants et inimitables

À la dégustation, le Galabé offre des notes incroyablement parfumées de réglisse et de miel.

Autrefois, il était considéré comme une confiserie à part entière, présenté en petits morceaux.

Ce qui différencie fondamentalement le Galabé d’un sucre roux industriel, c’est le processus de fabrication. Le sucre industriel passe par des traitements, des filtrations, des ajouts… Le Galabé, lui, garde tout.

Et c’est cette authenticité qui le rend si unique.

Je vous explique tout cela en détail dans le prochain article…


Envie d’y goûter ?

Curieux de goûter au Galabé artisanal ?
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Les nouveautés du mois d’Août

Août — Se déposer pour mieux semer

Le mois du ralentissement. De la mise en veille. Du retour à la source.

Alors que l’atelier s’endort doucement pour quelques semaines, je prends le chemin du jardin créole.

Deux mois pour recharger, récolter… et rêver plus loin

Le 5 août, je repars à La Réunion.
Pas en vacances.
Mais en immersion.
Deux mois pour me reconnecter à mes racines, retrouver la canne, les épices, les parfums du jardin.
Deux mois pour observer, écouter, sentir… et imaginer ce qui viendra après.

L’atelier parisien est rangé, nettoyé, préparé.
Il attendra sagement mon retour.
Et moi, je vais prendre ce temps précieux pour nourrir la suite.

Une belle surprise… venue d’outre-Atlantique

En juillet, j’ai eu la joie de recevoir à l’atelier plusieurs visiteurs américains, venus du Kentucky et de Los Angeles.
Un moment inattendu, et particulièrement touchant : ils ont découvert avec enthousiasme le Velours de Canne et le Galabé, ces trésors bruts que je transforme avec soin.

Tellement enchantés par cette rencontre et par les saveurs qu’ils ont dégustées, ils sont repartis avec des morceaux ensoleillés de mon jardin créole, dans leurs valises pour les États-Unis. Et ils ont même laissé un commentaire élogieux sur Google…
Un petit clin d’œil transatlantique qui me touche profondément.

Les Carnets Gourmands : un projet vivant… qui prend son temps

J’aurais aimé être plus loin.
Mais comme toute transmission artisanale, ce projet demande plus de temps que je ne l’avais prévu.
Et c’est très bien ainsi.

Ce mois-ci, je continue de faire évoluer les Carnets Gourmands, ce parcours à quatre mains pour créer ensemble un carnet sensoriel et inoubliable.

La première masterclass du 26 juin a été riche. Belle. Instructive aussi.
J’ai choisi de suspendre momentanément les rendez-vous du jeudi pour affiner ce que je transmets.
L’objectif reste le même : reprendre les masterclass chaque jeudi à 20h, avec plus de clarté et de douceur.

Août sera un mois d’écriture, d’enregistrements, de relectures.
Loin des colis à envoyer, je vais me recentrer sur l’essentiel :
le contenu, l’intention, la transmission.

Déjà un œil sur la fin d’année

Même à l’autre bout du monde, je pense à la suite.
À ce que je vous proposerai à mon retour.
Aux coffrets de Noël.
Aux petites séries gourmandes.

Tout ne sera pas possible à distance, notamment l’envoi des kits — mais tout peut commencer à germer dès maintenant.
Septembre sera un mois de production intense, et je compte bien y arriver sereine, inspirée et prête.

En attendant, restons en lien

Je serai moins présente à l’atelier, mais pas absente pour autant.
Je continuerai à partager un peu de ce que je vis à La Réunion,
mes réflexions, mes inspirations… et peut-être quelques secrets de jardin.

Sur Instagram : @lacailleblanche
Pour celles et ceux qui souhaitent suivre le projet Carnets Gourmands de près, une liste d’attente se met en place bientôt.

Août, c’est quoi pour vous ?

Est-ce une pause, un point de départ, une respiration ?
De mon côté, j’en fais un sas.
Un sas de création lente.
Un sas de récolte intérieure.

Et vous, que choisissez-vous d’en faire ?

Les nouveautés du mois de juillet

Juillet — Ce mois où tout se prépare (doucement, mais sûrement)

Juillet n’est pas un mois d’attente.
C’est un mois de logistique, de listes, d’anticipation.

Pendant que d’autres ralentissent,
moi je prépare doucement ma saison de récolte à La Réunion.
Les valises se remplissent. Le carnet de production s’ouvre.
Le velours de canne me rejoint bientôt, mais pas encore —
août et septembre seront pour lui.

En juillet, je suis entre deux mondes.
Et ça me va très bien.

Un carnet à transmettre, un lien à créer

Entre deux listes, je n’oublie pas ce projet qui me tient à cœur :
Les Carnets Gourmands.
Un parcours doux, guidé, vivant,
pour créer à deux un souvenir sensoriel et inoubliable.
Pas pour faire joli.
Mais pour transmettre autrement.

Chaque jeudi, un rendez-vous pour semer

Tous les jeudis à 20h, j’anime une masterclass en ligne gratuite.
Pour celles qui veulent créer un lien vrai avec leur petit-enfant,
sans pression, sans bricolage, sans recette miracle.
Juste une présence, une intention, une trace partagée.

️ Pour s’inscrire, c’est simple :
le lien est à jour chaque semaine dans ma bio Instagram :
@lacailleblanche
C’est là que tout se passe.

Et bientôt, un nouveau souffle pour la canne

En parallèle, je prépare la naissance d’un nouveau compte Instagram
dédié au velours de canne et à mon travail artisanal autour de cette plante.
Parce qu’elle mérite un espace à part entière.
Parce qu’il mérite un rythme à lui.
Et que ce que je fais là-bas… ne ressemble à rien d’autre.

Ce mois de juillet, c’est la charnière.
Entre ici et là-bas.
Entre transmission et récolte.
Entre carnet et canne.

Et vous, qu’êtes-vous en train de préparer ?

À jeudi soir ?

Les nouveautés du mois de juin

Nouveauté de Juin

Un carnet à quatre mains, pour semer ce qui compte

Il y a des graines qu’on sème sans savoir. Des gestes anodins qui, des années plus tard, deviennent des repères.
Un gâteau qu’on préparait le dimanche. Une odeur dans la cuisine. Une phrase griffonnée sur un papier jauni.
Des petits riens… qui restent.

Ce mois-ci, je poursuis la construction de ce projet qui me tient tant à cœur :
les carnets de souvenirs gourmands.

Un projet artisanal, simple en apparence. Mais qui porte en lui quelque chose de profondément essentiel :
l’idée que chaque moment partagé, chaque mot noté, chaque geste transmis est un acte de résistance douce face à l’effacement, à la vitesse, à la perte de sens.

✍️ Ce que je prépare

Je suis en train de concevoir une formation pas comme les autres.
Pas un énième programme “à suivre”. Plutôt un compagnonnage. Un fil conducteur pour vous permettre, à votre rythme, de créer votre propre carnet de transmission gourmande, à remplir avec un enfant ou un petit-enfant.

  • Pas besoin d’être créative.
  • Pas besoin d’être parfaite.
  • Juste l’envie sincère de laisser une trace sensible, faite de souvenirs, de gestes et de goût.

Ce carnet sera le vôtre. Il accueillera vos recettes préférées, des anecdotes, des mots doux, des éclats de vie.
Et surtout : il se construira à deux. Parce qu’on ne transmet jamais mieux que par l’expérience partagée.

Pourquoi je le fais

Parce que je crois que transmettre, c’est résister.
Résister à l’amnésie ambiante. À l’idée que tout est remplaçable, jetable, oubliable.

Parce que je crois que cuisiner ensemble, écrire ensemble, se souvenir ensemble,
c’est déjà créer un monde un peu plus juste, un peu plus humain.

Et parce qu’à travers ce geste — préparer un caramel, raconter une histoire, coller une photo —,
on fait plus que transmettre une recette : on transmet une attention, une manière d’aimer, une philosophie de vie.

Ce qui arrive bientôt

  • Une maquette du carnet en avant-première
  • Une première vidéo pour vous guider pas à pas
  • ✉️ Une liste d’attente prioritaire pour les inscriptions à la formation

Et toujours cette même promesse :
offrir aux générations futures un héritage sensible, doux, et profondément vivant.

Les nouveautés du mois de mai

Manifeste : en Mai, fais ce qu’il te plaît !

…et tous les autres mois aussi …

Prendre le temps, résister autrement

Là où tout a commencé

Il y a des chemins qu’on n’avait pas prévus, et qui pourtant nous mènent exactement là où l’on devait aller.

Le mien a commencé presque comme un jeu. Avec une amie, nous nous étions lancé un défi : reproduire chaque mois une recette tirée du livre d’un grand chocolatier. Sans le savoir, j’ai tiré la bonne carte en commençant par les bonbons de chocolat. Ce jour-là, une porte s’est ouverte.

J’ai découvert un monde fait d’intérieurs : pâtes de fruits, pralinés, guimauves… un monde où chaque geste compte, où la patience est un ingrédient, où le temps se suspend.

Ce n’était plus seulement une passion. C’était une reconnexion. À moi-même. Aux autres. Au bonheur simple d’imaginer et de faire.

Ce que j’ai vu, ce que j’ai choisi

Dans ma vie d’avant — faite d’urgences, de chiffres, d’efficacité attendue — j’ai vu peu à peu quelque chose se dégrader. Le respect. L’écoute. La considération pour ceux qui travaillent avec cœur.

On applaudissait l’efficacité sans scrupule, la stratégie sans conscience, la réussite sans vergogne. Et ceux qui tenaient encore aux valeurs ? On les regardait avec tendresse, comme s’ils s’accrochaient à un monde révolu.

Plutôt que de céder à cette logique, j’ai décidé de tracer un autre sillon. J’ai compris que le temps que l’on choisit de prendre est un acte fort.

Préparer une confiserie avec soin, transmettre une recette avec précision, fabriquer quelque chose de ses mains, ce n’est pas anodin. C’est une manière d’habiter le monde autrement. De poser un geste paisible face à la vitesse. De remettre de la joie, de la justice et de l’attention là où tout nous pousse à aller plus vite et plus loin, sans toujours savoir pourquoi.

Ce que je vous propose aujourd’hui

Aujourd’hui, je vous invite à faire ce chemin à votre tour.

À travers une formation que je suis en train de construire, je vous propose de créer un carnet de transmission : un objet gourmand, bien sûr, mais aussi porteur de liens, de souvenirs, d’histoires.

Il contiendra vos recettes, vos gestes, vos façons uniques de faire. Il deviendra ce que vous choisirez d’y déposer : un outil, une trace, un repère dans le tumulte.

Un geste simple, un sens profond

Ce projet*, je le vois comme un acte concret. Une manière de dire oui à ce qui compte, sans avoir besoin de hausser la voix. Une façon de semer autour de soi autre chose que de la résignation : de la mémoire, du sens, et peut-être une certaine idée du bonheur.

Parce que non, je ne crois pas que l’époque doive forcément nous écraser.
Je crois aux petits gestes. À ceux qui tissent du lien. Qui apaisent. Qui restent.

Et vous ?

Qu’aimeriez-vous transmettre ?

 

*Ce projet est en gestation. Il mûrit lentement, comme un velours de canne bien confit. Lorsque tout sera prêt, je vous en parlerai ici.
En attendant, n’hésitez pas à me faire part de vos envies ou de vos questions. Contactez-moi